A Life in Games (partie #6.1) “Le Pécé”

Cet article fait partie d’une série où je parle de tous les jeux auxquels j’ai joué dans ma vie ! C’est mon avis et je le partage… avec des anecdotes amusantes !

PC

Je ne pouvais pas oublier le support universel du jeu vidéo, le PC ! J’ai eu mon premier ordinateur vers 1997, un Pentium 133 sans carte graphique, et ne l’envisageais pas comme une machine de jeu, mais il en fut évidemment assez vite autrement, en voyant par exemple ce dont était capable le PC de mon meilleur ami à l’époque avec sa 3dfx Voodoo 2 qui crachait du feu. Le PC a donc eu une bonne place dans ma vie de joueur, en particulier via l’émulation. Cela dit, je n’ai jamais eu de PC à la pointe, et toujours eu entre cinq et 10 ans de retard, privilégiant souvent les versions console des jeux multiplateforme faute de pouvoir les faire tourner convenablement à leur sortie. Les genres purement PC restent donc prépondérants dans ma liste de jeux, où pour cette salve introductive, figurent évidemment beaucoup de “mon premier”, c’est parti !

Dans la barre d’espace, personne ne vous entendra tilter.

3D Pinball : Space Cadet

Impossible de commencer ces histoires d’ordi sans évidemment parler de l’incontournable jeu de pinball livré par défaut avec Windows 95 ! Une simple table de flipper en bitmap, mais très agréablement designée, avec du punch et des contrôles ayant du répondant ! J’étais toujours d’aplomb pour un petit crédit à l’occasion, entre deux croûtes dessinées à la souris sous MS Paint, jusqu’à ce qu’il tire sa révérence quand Windows XP s’en est allé… Mais on peut encore y jouer en étant malin !

3-D Ultra MiniGolf

Possiblement mon premier jeu acheté sur PC. Je parle évidemment du jeu édité par Sierra de 1997 (d’autres usurpateurs du même nom ayant suivi), un merveilleux jeu de minigolf très efficaces, aux parcours bourrés d’animations marrantes et de rebondissements. J’aimais beaucoup le vrai golf miniature à l’époque quand je partais en vacances, et j’ai passé de nombreuses heures sur cette version meilleure que la vie réelle à essayer d’être sous le par, et à éviter les PENALTY STROKES.

Attention à l’aligator !

Grand Prix Legends

LA simulation de Formule 1 de l’époque — sans compromis, chaque erreur pouvait être fatale, je ne sais pas s’il y a eu mieux depuis (excepté graphiquement) —, qui permet de piloter les F1 de 1967 sur les circuits d’époque, bien différents des contemporains : peu de barrières et de protections, et surtout des tracés parfois très longs comme le Nürburgring et ses quasi 30 km de long. Je n’ai jamais eu le jeu, mais j’y ai beaucoup joué chez mon meilleur ami dont le père était fan de voiture et de ce jeu, auquel il excellait, et qui avait ce fameux PC avec carte graphique Voodoo 2, un volant à retour de force et des enceintes avec caisson de basse, quelle claque ! J’ai dû mettre plusieurs mois avant de finir un tour à la même allure que le CPU sans me retrouver planté dans le décor, mais la sensation que la moindre faute de pilotage était synonyme de retour aux stands rendait chaque course grisante. J’aimerais vraiment y rejouer un jour dans les mêmes conditions…

Cela ne se passait évidemment jamais comme ça pour moi…

Rise of the Triads

La non-suite de Wolfenstein 3D, et mon premier “Doom-like” sur PC, que mon père avait acheté au pif. J’avais assez de mal à comprendre ce qu’il fallait faire dans ce jeu qui ne semblait avoir aucun sens ni scénario. Je me perdais souvent dans les niveaux labyrinthiques à faire n’importe quoi, utilisant souvent les cheat codes pour essayer les nombreux niveaux et armes. J’en garde de bons souvenirs, l’arsenal et les réactions des ennemis étaient amusants, et j’aimais en particulier les fameux bumpers qui permettaient de sauter super haut !

La quintessence du jeu est là.

Sam & Max : Hit the Road

Mon point and click culte. Peut-être parce qu’il fut mon premier ? Peut-être parce que c’est le plus fun et marquant de tous les P&C signé LucasArts ? Difficile d’être objectif. Faisons le point : les graphiques sont bons (non plus que ça en vrai, haha), l’aspect cartoon est parfait, les décors sont superbes, et les localisations toutes plus marquantes les unes que les autres (la pelote de laine géante, le gator golf, le vortex, ) ; les dialogues, personnages et le sens du détail sont géniaux, la VF est d’ailleurs d’une qualité incroyable, je ne peux m’empêcher régulièrement de répondre avec des citations du jeu (“je n’parle pas l’pigeon !”, “des amis, des amiiiis ?”, “alors mon gars, t’es un pirate ?”, “j’ai envie d’aller aux toileeeeeettes”, “laissez passer m’sieur Bumpus…”) ou encore chanter la chanson des dead presidents… Les énigmes bien que farfelues ne rendent pas le jeu atrocement prise de tête, l’interface simplifiée s’émancipant de l’association de verbes à la Day of the Tentacle en faveur d’icônes “parler / utiliser / prendre / etc.” étant très au point sans infantiliser l’expérience. Je n’ai jamais fait les suites en 3D, mais je retourne sur Sam & Max : Hit the Road régulièrement, et l’ai d’ailleurs refait récemment en stream, avec toujours autant de plaisir !

Une longue vidéo vaut mieux qu’un petit discours…

POD

Un jeu de course futuriste que vendait du rêve, pour vendre de la technologie à processeur MMX, une vitrine technologique de son temps. J’avais eu la démo qui tournait assez péniblement sur mon premier PC, mais assez pour avoir envie de l’avoir, ce que je n’ai pu vraiment faire qu’avec mon PC suivant. Même si concrètement on était quand même loin de ce que le genre pouvait donner de meilleur, les circuits étant assez simples et la maniabilité sans grande finesse, dans le contexte ça en jetait !

POD veut dire Polygons of Death… ou peut-être Planet of Death, ou bien Philippe, Olivier, Daniel.

Tomb Raider

Premier épisode d’une bien longue série de jeux d’action / plate-forme, dont je n’ai pas eu le loisir d’aller bien loin, un bug m’empêchant de passer une porte fermée à clé dans le troisième niveau. J’avais déjà tellement galéré pour y arriver que je n’ai pas eu le courage de tout recommencer… Et puis honnêtement, j’étais pas très fan du jeu, ces polygones tranchants et pixels larger than life, ces commandes de tank, difficile à encaisser après Super Mario 64.

Gros fun en perspective plongeante.

Pharaoh

Mon premier city builder sur PC. J’avais eu Sim City sur SNES auparavant, mais était un peu trop jeune pour y jouer convenablement, j’ai donc vraiment commencé à accrocher au genre avec cette excellente proposition du studio Impressions Games (déjà aguerri avec les trois épisodes successifs de Caesar) qui évidemment permettait de créer la ville idéale au temps des pyramides. En bon fan d’Histoire et notamment de l’Egypte ancienne, je ne pouvais qu’être charmé, avec une grande place laissé justement au côté historique avec les nombreuses descriptions, et par le mode scénario, qui permet de traverser les différents âges. Le but ultime était d’ailleurs de construire ces fameuses pyramides ! Une extension nommé Cleopatra est sortie, mais je n’ai jamais eu l’occasion de m’y essayer. Un jeu culte, aussi bien pour son ambiance visuelle et sonore, ainsi que pour son système de jeu profond mais accessible, à la progression très gratifiante, les bâtiments évoluant avec le niveau de qualité de la ville, avec des sprites 2D de toute beauté. Je lui préfère Emperor : Rise of the Middle Kingdom du même développeur, logiquement plus raffiné en terme de gameplay, mais ce n’est tout de même pas un hasard si Pharaon a été choisi parmi ses pour faire l’objet d’un remake HD par Triskell Interactive !

Si ça vous vendait pas du rêve ça !

Little Big Adventure 2

Un jeu d’action / aventure français, assez typique de la fameuse “French touch” de l’époque : un univers et design qui sortent du lot, mais un gameplay parfois bancal, à la maniabilité compliquée. Le héros Twinsen possède une balle qu’il peut envoyer à la tronche des adversaires. J’avais eu le premier, qui était assez atroce pour un gamin, bien moins beau en 3D isométrique (certaines phases de jeu le sont encore), et ultra punitif dans la plus grande injustice, jeu que j’ai abandonné très vite. Cette suite en revanche offrait un monde tout en 3D assez charmant à l’univers bien développé, avec de l’exploration, des objectifs et des dialogues. La suite du jeu offrait de quoi voyager, mais les phases d’actions restaient tout de même pénibles pour moi, bien que LBA2 soit largement plus accessible. Un jeu assez novateur et “moderne” en terme d’avenure, que j’ai vraiment eu envie d’aimer.

L’aventure, c’est l’AVENTURE…

Colin McRae Rally 2.0

Mon jeu de rally préféré, même si évidemment, n’ayant pas joué à beaucoup de jeux de rally récents, mon avis ne vaut pas grand chose ! Reste que si je l’ai découvert en premier en démo sur PlayStation, j’y ai surtout joué sur PC, dans cette version beaucoup plus belle, la résolution du jeu et la fluidité étant bien plus élevées. A part ça, c’est toujours un plaisir absolu, avec des sensations de dérapage et de prise de risque excellentes, un mix d’arcade et simulation vraiment parfait, pour à la fois être très fun, tout en respectant bien les lois de la physique et de la mécanique ; la gestion de la masse des véhicules et le grip des différentes surfaces en tête. Tellement bon que même la version GBA est une réussite !

GAUCHE LEGER – SUR – DROITE MOYEN

On s’arrête ici pour le moment, avant de passer à la suite de cette liste de jeux PC, partagez vos souvenirs ou votre avis en commentaire !