gamelife

je parle des jeux vidéo auxquels j’ai joué depuis que je suis le petit Maxime

a Life in Games (partie #7.1) “La Péstécheune”

Cet article fait partie d’une série où je parle de tous les jeux auxquels j’ai joué dans ma vie ! C’est mon avis et je le partage… avec des anecdotes amusantes ! [ SOMMAIRE ]

PlayStation

Je faisais partie de ceux qui avaient attendu la Nintendo “Ultra” 64, et ainsi, même si j’ai eu l’occasion d’y jouer souvent chez mes amis tous convertis à Sony, je n’ai décidé de prendre la PlayStation, ma première console non-Nintendo, qu’assez tardivement, en 1999, pour des raisons malhonnêtes ! Oui, un mec de ma classe avait un graveur et un kit de soudure… Finalement, j’ai eu autant de jeux officiels que “non officiels”, mais moi qui dénigrais cette console, je ne pouvais pas passer à côté d’un tel déluge de grands jeux.

Resident Evil

Mais au fait, c’est qui ce blair’ ?

Je n’allais pas acheter la console sans jeux tout de même, j’en ai donc pris un pas cher du tout, en version platinum, et pas le plus moisi… Il faut savoir que je fuis les trucs d’horreur en général, même si à l’époque je n’en étais pas si conscient que ça car le genre était moins répandu que maintenant, je ne sais donc plus quelle logique m’a entraîné à choisir le premier RE (les magazines sûrement). Cependant c’est un jeu qui m’a bien marqué, auquel j’ai pas mal joué (sans jamais arriver à la finir, sûrement à cause des puzzles, haha), avec ses nombreux moments cultes. À commencer par cette intro de série Z “NO DON’T GOOO !!!”, citation que j’utilise encore souvent.

En tant que pionnier du genre, il était forcément difficile de ne pas avoir été marqué par ses chargements habilement déguisés en ouvertures de portes à la première personne, ou encore certaines salles du fameux manoir de Raccoon City aux angles de vue, à l’architecture ou aux jump scares jamais vus avant pour un néophyte comme moi. Quant aux fameux “UNE ARMURE GRAVÉE”…

SoulBlade

Connu en tant que SoulEdge au Japon et en arcade, c’était “Tekken avec des armes”, et l’épisode 0 de la série SoulCalibur. J’avais vu un extrait du jeu sur une cassette vidéo de promo du magazine Player One et avais été assez soufflé, alors que j’étais assez peu intéressé par les jeux de combat auparavant (un peu de Street Fighter et DBZ, également du Tekken chez des copains), l’univers médiéval japonais m’attirant peut-être particulièrement ? Dès que j’ai eu la console de Sony, je me suis donc tourné vers SoulBlade, et passée l’intro en CGI incroyable de dynamisme à sa musique mythique, le jeu m’a vraiment happé.

La dizaine de persos était trop classe, les styles de combat vraiment variés, la bande son superbe avec des thèmes puissants. J’aimais aussi beaucoup le système de ring out et la variété des arènes, avec un sens général du détail poussé (celle avec les bambous, celle en mouvement sur la rivière, celle de Rock avec les hautes herbes…). Je me suis vite fixé sur un personnage, Li-Long et ses nunchakus, qui avait vraiment un style différent de tout ce à quoi j’avais pu jouer auparavant. La particularité du jeu était d’avoir un vrai mode solo, avec la présence du mode Edge Master, où l’histoire du perso choisi était développée au fil des combats et des déplacements sur une carte, des combats sous forme de défis avec des conditions particulières, et un mode qui permettait de débloquer plein de nouvelles armes !

Le passage à SoulCalibur fut une nouvelle claque (passée l’absence de mon main alors que tous les autres persos ont été gardé, Mario Kart 64 style…), mais je porte toujours en haute estime cet épisode fondateur.

L’intro fabuleuse du jeu, sorte d’AMV puissance 1000, donnant subtilement un background aux persos.

Driver

J’avais connu le jeu grâce à sa démo, et été vite conquis, m’empressant de prendre le jeu complet, qui offrait d’entrée un petit test de conduite avancée. Avec ses grandes villes américaines ouvertes et du trafic, une conduite des voitures fun (le poids et l’inertie des muscle car disponibles étant assez avant-gardistes) et une atmosphère réussie, cela préfigurait probablement de ma future grande histoire avec les GTA 3D, ou même les jeux comme Forza Horizon de conduite ouverte pure, Driver n’ayant pas de phases de gameplay piétonnes. La ville la plus fun était sûrement San Francisco, rien que pour ses dénivelés de dingue, et son ambiance bien différente de nuit.

Je pense avoir terminé le jeu grâce à des cheat codes, c’était vraiment pas facile sur la fin, cependant le vrai plaisir du jeu pour moi était de se balader librement (avec le code sans infractions de conduite pour rouler comme un dingue) et provoquer quelques courses-poursuites avec la police, complètement kamikaze. Cela dit cette liberté avait un prix, celui des chargements les plus longs et agaçants (la barre qui se remplit et se bloque à 90%) qu’on pouvait endurer à l’époque. J’avais ensuite bavé sur sa suite avec des villes ayant autre chose que des virages à angle droit, mais les mauvaises notes et la sortie relativement tardive m’en ont dissuadé…

Je vais vous enseigner comment tourner. Il faut qu’ce soit rapide, précis, efficace.

Ape Escape

J’avais d’abord joué au jeu chez mon meilleur ami, qui avait eu la manette DualShock, indispensable pour y jouer, et j’avais déjà bien accroché au jeu. Mais j’ai véritablement développé une passion pour cette série quand j’ai fini par l’avoir : le jeu est déjà excellent et accrocheur dans son concept et j’y reviendrais, mais c’est en premier pour la soundtrack de Soichi Terada que ce jeu m’a soufflé, à une époque où je découvrais la musique électronique. Ce fut probablement ma première rencontre avec le drum & bass, mais en plus une OST 100% DnB pour un plateformer tout mignon, quelle idée géniale ; et surtout des compos tellement dingues que je l’écoute encore et toujours (*), la balançant régulièrement en intro de stream, entre autres !

Mais revenons au jeu, qui en lui-même est également unique en son genre, puisqu’il mobilise les deux sticks analogiques, un pour les déplacements et l’autre pour utiliser les nombreux items, en visant autour du personnage (Spike, ou Kakeru en japonais), des raccourcis pour switcher entre les objets se plaçant sur les boutons principaux, et le saut avec les boutons de tranche.

Mon bro m’avait fait un dessin pour habiller mon stream du jeu en 2012 💕

Le but d’Ape Escape est d’attraper des singes échappés d’un zoo, et de vaincre leur chef Specter, qui les a dôté d’abilités propres ; on devra ainsi approcher chacun d’entre eux d’une certaine manière, un radar nous donnant des informations sur chaque cible et leur personnalité souvent loufoque. Pour cela, le filet sera l’arme principale, mais tout un tas de gadgets viennent se greffer en plus, comme un cerceau de vitesse, des pales pour s’envoler tel un hélicoptère ou même une voiture radiocommandée. Certains passages en véhicules demandent aussi de la coordination en utilisant les deux stick analogiques !

Le jeu est très varié et regorge de trouvailles de gameplay et de particularités, qui en font un incontournable du genre, malgré ses fragilités techniques (on peut voir à travers les murs en vue subjective, haha) bien vite oubliées par un excellent design. Le jeu était aussi totalement doublé en français, dans un style nanardesque réussi (les fans d’anime y joueront en japonais).

(*) Et pour un peu de fraîcheur, il existe un très ébourriffant mix des musiques de la série par le DJ Dedeco ^^

Un de mes morceaux préférés…
…et un autre ^^

ISS Pro Evolution

J’étais déjà fan d’International Superstar Soccer 98 sur N64, mais il y avait en fait deux studios concurrents chez Konami, et le discret KCET tokyoïte lâcha un beau jour un épisode d’ISS révolutionnaire sur PlayStation qui pourtant ne payait pas de mine. Suite du déjà remarquable ISS Pro 98 (et son souci du détail comme le debut de calvitie permettant de reconnaître Zidane !) sur lequel il s’appuie, ISS Pro Evolution (l’équivalent de World Soccer : Jikkyō Winning Eleven 4 au Japon) allait encore plus loin pour atteindre des sensations de maîtrise du ballon et des déplacements encore jamais vus avant, avec un moteur physique, des animations et un rythme de jeu qui donnaient une impression de réalisme, reléguant tout le reste dans la catégorie jeu d’arcade.

On passait évidemment sa vie à renommer tous les joueurs…

De l’absence comique des vrais noms, aux commentaires français inoubliables de répétitivité (“un tir plein d’autorité”, “bien tenté, mais c’est à côté”, etc), en passant par la passe en profondeur surpuissante, les bons souvenirs en solo (la Master League où on pouvait améliorer son équipe au fil des saisons) comme entre potes sont légion (mon pote trop fort qui rendit invincible et célèbre la Chine aux stats minables avec le trio magique “Lee Boon”, “Hi Haoden” et “Ma Mingya”). Le jeu de foot (PES en tête) a fait du chemin depuis cela dit, aussi laid qu’on puisse trouver le jeu maintenant, on ne pourra jamais dire non à une petite partie de cet épisode révélation.

Destruction Derby

J’ai de base été plus attiré par les jeux de course qui offraient des sensations, tel Colin McRae Rally 2.0, plus que ceux qui cherchaient la simulation de conduite la plus poussée, alors imaginez un jeu où on peut complètement détruire les bagnoles (ironiquement de nos jours je joue à Forza Horizon en désactivant les dégâts visuels et m’amuse comme un fou à “survivre” dans Dirt Rally 2.0 et sa conduite demandant une précision impitoyable). Destruction Derby offrait plusieurs styles d’épreuves : les courses de stock car en circuit fermé (avec parfois des “carrefours”…), et le fameux demolition derby qui vous jette dans une arène pleine d’autres voitures. Le jeu ne brillait pas par ses graphismes, mais, développé par la même équipe qui fera Driver plus tard, était fun à jouer ; je préférais d’ailleurs plutôt les courses à la bataille générale, car quoi de plus amusant que de bloquer tout le monde pour créer des carambolages monstre ?

Notez la localisation des dégâts en bas à droite.

MicroMachines V3

J’étais totalement passé à côté des précédents épisodes sur consoles 16-bits, mon meilleur pote à cette époque a eu ce jeu, et on a vraiment passé d’excellents moments dessus ! L’habillage du jeu était déjà très fun, avec son menu en 3D isométrique qui nous faisait suivre une petite voiture au gré des options choisies, mais aussi ses personnages caricaturaux mais marquants (“YOU RIIIGHT, MAAAN…”).

Le jeu reprenait évidemment le principe du jeu de voitures miniatures dans des décors grandeur nature, tout en apportant un côté plus réaliste avec les décors en 3D, et impressionnant en faisant varier les angles de caméras selon les zones du circuit. La lisibilité était donc plus aléatoire qu’avec la vue de haut fixe, certaines rotations de caméra provoquaient de fatales injustices, mais le fun était tout de même omniprésent, la présence d’armes pouvant pimenter les courses jusqu’à cinq.

Le bon goût caractéristique de l’époque…
Bon, très bien ! J’vais tout vous dire….

Medievil

Conquis par la démo, j’ai vraiment adoré ce jeu de plate-forme / action assez unique en son genre. La maniabilité un peu imprécise et les collisions un peu brusques, les graphismes assez dépouillés. L’univers du jeu entre magie et halloween, peuplé de morts-marrants et autres épouvantails menaçant et citrouilles tueuses est incroyable, le héros Sir Daniel Fortesque ridiculement charismatique, et surtout le doublage français exceptionnel. Le système de progression du jeu était également prenant, le gain d’XP se faisant crucial, les nombreux niveaux disposés sur une belle carte en 2D créant le liant imaginatif idéal malgré les limites techniques de l’époque, avec l’impression d’un monde entier et cohérent.

Les premiers concepts de Dan !

Final Fantasy VIII

J’ai vu des amis jouer au VII mais sans forcément avoir envie de m’y mettre, mais finalement je me suis retrouvé à vouloir jouer à Final Fantasy VIII un peu par hasard. Par quoi commencer ? C’est encore maintenant mon “FF préféré” ; même si je les aime bien, je ne suis pourtant pas fan absolu des persos qui m’ont plus marqué pour leurs traits de caractère exaspérants (“whatever………..”), ni du scénario (même si j’avais vraiment aimé les phases en parallèle avec Laguna). Le jeu me donne juste un feeling familier et agréable notamment pour ses environnements qui ont une identité architecturale incroyable, appuyés par une bande son folle dont je ne me lasserai probablement jamais ; le système de combat m’ayant également plu, par son accessibilité (alors que j’ai dû assez mal l’exploiter). Le fait que ce soit aussi mon vrai premier RPG au tour par tour doit expliquer aussi beaucoup de choses, et je dois aimer irrationnellement les défauts de ce jeu… comme on peut aimer quelqu’un ?

Un monde à part…

Need For Speed III : Hot Pursuit

Ce NFS fut ma première approche de la série, n’ayant pas touché aux précédents opus, et j’ai très vite accroché à ce bon gros jeu de caisse arcade mettant l’accent sur les sensations de vitesse, dont le roster de voitures comprenait parmi ce qu’il y avait de mieux à l’époque en termes de supercars (Lamborghini Diablo SV & Countach, Chevrolet Corvette, Ferrari 355, etc), et qui faisait intervenir la police dans l’équation dans le mode poursuite.

Les circuits, qui avaient des raccourcis et embranchements, situés dans des destinations classiques mais variées étaient un des points fort, par leur track design. Mais ce qui rendait l’expérience vraiment grisante, c’était tout l’aspect musical du jeu, avec parmi les morceaux les plus inoubliables des compositeurs d’Electronic Arts de l’époque tels Rom Di Prisco ou Saki Kaskas, entre bon vieux rock dynamique, metal et trance. Un jeu qui portait parfaitement son nom !

Morceau fleuve évolutif de presque huit minutes du regretté Saki Kaskas, mon “favori personnel” 😭

NBA Live 99

Je n’avais jamais touché à un jeu de basket avant ça, sauf si on considère comme tel quelques parties de NBA Jam chez des potes, et ne m’intéressait pas non plus à la discipline. Mais ayant eu à la maison en cette période le bouquet de chaînes par satellite de TPS, je me suis mis à pas mal regarder les chaînes de sports diverses et variées, et donc m’intéresser à la NBA ! Logique donc de tenter le jeu phare du genre de l’époque, avant l’arrivée sur Dreamcast de la toute-puissante série NBA 2K de Visual Concepts. Les sensations de jeu étaient sommaires et le gameplay très “jeu vidéo”, mais on avait quand même bien l’impression de jouer de vrais matches de basket, bien aidé par tout l’arsenal de licences officielles, EA Sports oblige. De bons souvenirs !

On s’y croivait, à l’époque.

Avant la suite, n’hésitez pas à partager vos souvenirs PSOne dans les commentaires !

a Life in Games (partie #6.2) “Le Pécé” -bis-

Cet article fait partie d’une série où je parle de tous les jeux auxquels j’ai joué dans ma vie ! C’est mon avis et je le partage… avec des anecdotes amusantes ! [ SOMMAIRE ]

PC

Mes premières années de jeu sur ordinateur, avant d’avoir internet ou un graveur CD (“VOYOU !“), furent parfois aussi plus marquées par les démos venant de magazines (comme les fabuleux CD de Joystick), et des fameux sharewares, que je n’ai jamais eu en version complète par la suite. Il ne seront pas présent dans cette liste, mais grosse pensée à Wacky Wheels ou encore Z. Il n’est jamais trop tard pour réparer ça, une grande partie étant désormais disponible à nouveaux via GOG (à l’origine Good Old Games) par exemple, mais n’est-il parfois pas mieux de rester sur de bons souvenirs ?

Broken Sword : The Shadow of the Templars

Ah… Paris, la capitale, ses claounes et son George Stobbart. Fait exclusif : un américain part en vacances, ça tourne mal ! Les Chevaliers de Baphomet, simplement l’un des meilleurs point & click existant, avec une aventure palpitante, une galerie de portraits inoubliable (“hé, Benoir !“), des dialogues très drôles ancrés dans le quotidien, ses énigmes bien senties, parfois un peu salaud sur les bords (la biquette !), une VF de grande qualité et de jolies musiques. La série n’a jamais su faire mieux que ce grand classique, qui ne demande qu’à être relancé pour que, nous aussi, repartions en vacances.

Meet the horned devil.

Day of the Tentacle

Si Sam & Max : Hit the Road est au top dans mon top des jeux d’aventure, le deuxième c’est lui, la suite de Maniac Mansion, plus beau, plus marrant, plus malin que jamais. Pouvoir contrôler trois personnages dans plusieurs époques dans une vibe très Retour Vers le Futur était une idée fabuleuse et totalement maîtrisée avec les fameux Chron-o-Johns. Les énigmes et situations déjantées et les personnages cultes à foison (dont des Pères Fondateurs en galère d’idées) ; le sommet du système SCUMM avec l’interface verbeuse ; sans oublier la pièce principale, le manoir, brillamment conçu à travers chaque période. Objectivement c’est peut-être lui le meilleur point-and-click

Le remaster respecte parfaitement le style graphique de l’original.

TOCA 2 : Touring Cars

La série des TOCA était un peu l’anti Gran Turismo : des voitures de course de tourisme pas bien glamour, un aspect global sans artifices ni panache, mais un vrai moteur de collisions, des conditions météo variées, une vue intérieure… Bref, plutôt un jeu de course intense qu’une invitation à jouer les esthètes qui tournent en rond. J’apprécie les deux approches, mais j’étais à l’époque plus attiré par le fait de jouer des coudes à vive allure quitte à finir avec une carrosserie en lambeaux, que de trouver la trajectoire parfaite et éviter les rayures. Cet épisode était ainsi un remarquable compromis entre arcade et simulation, avec une bonne sensation de vitesse, dont je garde un très bon souvenir.

Avant de regarder cette vidéo : ouvrez 800 onglets dans Firefox, trempez des lunettes dans l’eau, plongez-les dans un sac aspirateur, puis mettez-les, pour voir comment était le jeu sur mon PC à l’époque.

Broken Sword II : The Smoking Mirror

Une suite forgée dans le même moule que son prédécesseur, mis à part le fait de contrôler Nico par moments. Même si je l’avais trouvé moins marquant, Les Boucliers de Quetzalcoatl n’en reste pas moins excellent globalement et jonché de passages de grande qualité avec des personnages attachants, tel Titipoco ! Je l’ai terminé également plus tard, tout comme Les Chevaliers de Baphomet, dans sa version remastered, qui apporte son lot d’améliorations, même si rien de vraiment indispensable.

Oh, boy… [ censuré pour les arachnophobes ]

Quake III Arena

De base je n’ai jamais été très attiré par les FPS en général, encore moins ceux en multijoueur, de ce fait je n’avais jamais touché à un Quake avant celui-ci, mais Q3A est devenu instantanément un classique intemporel, en trouvant un gameplay au dosage parfait pour des règlements de comptes nerveux et fun. Que l’on joue contre des bots ou des vrais adversaires (via internet ou en LAN !), ce bazar organisé ne donne pas le temps de s’ennuyer. Avec toujours la sensation d’impact caractéristique des jeux id Software et des bruitages, comme ceux des items, si satisfaisants qui restent gravés à vie… Le genre de jeu qui restera toujours installé sur mon ordi pour s’amuser ponctuellement.

Un mode solo existe, mais reprend le contenu du multijoueur contre des bots.

Le Voleur d’Esprits

Voilà un petit jeu d’aventure pour les jeunes, mais vraiment plaisant, avec une histoire sur une sorte de bâteau pirate fantôme et des délires vaudoo (le jeu s’appelle Voodoo Kid en anglais). Les boîtes de jeu PC étaient à l’époque des attractions à elle toutes seules et celle du Voleur d’Esprits avait des petits bonus assez chics, que j’ai toujours d’ailleurs. Ce n’était pas un point-and-click très long, ni difficile, mais bien agréable, avec ses graphismes en 3D digitalisé à la Donkey Kong Country.

J’avais accroché le poster, à l’époque ou j’avais 50 posters dans ma chambre. Outche !

Zeus : Master of Olympus

Le successeur de Pharaoh, qui cette fois-ci nous emmène en Grèce antique, avec une 2D encore plus raffinée, et un aspect mythologique mis en avant, avec la présence de héros et dieux grecs. J’ai un peu moins accroché à cet épisode je dois avouer, un peu trop de gimmicks de gameplay (à cause notamment des “invocations”) et assez porté sur le côté maritime qui m’emballait moins. Reste que la VF nous a bien fait délirer pendant des années avec mes potes de lycée ! “Je suis Jason de Iolcos !!”

We build this city on rock’n roll.

Unreal Tournament

Le concurrent direct de Quake III Arena, qui comme celui-ci pour Quake fut le premier épisode d’Unreal à délaisser le mode solo pour mettre le multi en avant ; mais un jeu à la fois assez différent en étant tout aussi fun. J’avais seulement essayé le premier Unreal chez mon pote Drummond, qui ne m’avait pas vraiment donné envie, malgré la qualité technique impressionnante du moteur de jeu ; comme Quake il a fallu ce titre pour vraiment accrocher à la série. J’étais particulièrement fan du mode assault, qui opposait deux équipes dans de grandes maps, l’une devant arriver à atteindre le coeur de la base adverse en complétant divers objectifs. Le niveau où l’on devait ainsi arriver au bout d’un train était vraiment trop hype. Les kills et le mode de combo était aussi très rewardant… Une multituerie.

Sans oublier la soundtrack de qualité…

The Secret of Monkey Island

LucasArts tirait encore une fois à balles réelles, avec une aventure complètement ubuesque, mettant en scène Guybrush, un apprenti pirate niais. Les scènes cultes pleuvent, entre le duel d’insultes, le singe à trois têtes ou le vendeur de bateaux zélé, dans un jeu qui reste assez accessible en terme d’énigmes, un grand classique du genre. A faire dans sa version originale joliment pixelisée, et non pas dans son affreux remake… (avis perso !)

Un artwork de couverture comme on en fait plus.

Commandos : Behind Enemy Lines

Encore un jeu innovant, nous mettant à la tête d’une petite escouade de soldats ayant chacun une spécialité et des capacités différentes, afin de réussir des missions périlleuses, si possible sans se faire remarquer. C’était vraiment une excellente idée, bien réalisée, et qui demandait de réfléchir à chacune de ses actions. Il fallait ainsi mettre son sens tactique à l’oeuvre et son sens de l’observation, bien aidé par le fait de pouvoir voir le champ de vision des ennemis. Le pixel art était aussi remarquable, et l’ambiance soignée. Il a aussi pu bénéficier d’une extension de qualité, j’ai seulement fini par décrocher avec l’arrivée du superbe épisode suivant, Commandos 2 : Men of Courage, que j’ai malheureusement trouvé vite beaucoup trop difficile.

N’avais-je pas précisé qu’il fallait éliminer la menace nazie ?!

RollerCoaster Tycoon

Construire des villes c’est bien, mais construire des parcs d’attractions, n’est-ce pas mieux ? J’ai tout de suite eu envie d’avoir ce premier opus de la série en voyant les images dans les magazines, malheureusement j’étais un peu trop jeune pour arriver à faire un parc viable, mes grand huit complètement incensés finissant par couler le parc pendant leur construction, avec obligation d’utiliser des cheat codes… J’espère un jour me replonger dans la série, particulièrement sur RollerCoaster Tycoon 2 via OpenRCT2, surtout quand on voit ce qu’on peut y faire…

10 ans pour faire ce parc ultime !

C’est loin d’être fini, mais en attendant la suite, partagez votre expérience personnelle ci-dessous !

a Life in Games (partie #6.1) “Le Pécé”

Cet article fait partie d’une série où je parle de tous les jeux auxquels j’ai joué dans ma vie ! C’est mon avis et je le partage… avec des anecdotes amusantes ! [ SOMMAIRE ]

PC

Je ne pouvais pas oublier le support universel du jeu vidéo, le PC ! J’ai eu mon premier ordinateur vers 1997, un Pentium 133 sans carte graphique, et ne l’envisageais pas comme une machine de jeu, mais il en fut évidemment assez vite autrement, en voyant par exemple ce dont était capable le PC de mon meilleur ami à l’époque avec sa 3dfx Voodoo 2 qui crachait du feu. Le PC a donc eu une bonne place dans ma vie de joueur, en particulier via l’émulation. Cela dit, je n’ai jamais eu de PC à la pointe, et toujours eu entre cinq et 10 ans de retard, privilégiant souvent les versions console des jeux multiplateforme faute de pouvoir les faire tourner convenablement à leur sortie. Les genres purement PC restent donc prépondérants dans ma liste de jeux, où pour cette salve introductive, figurent évidemment beaucoup de “mon premier”, c’est parti !

Dans la barre d’espace, personne ne vous entendra tilter.

3D Pinball : Space Cadet

Impossible de commencer ces histoires d’ordi sans évidemment parler de l’incontournable jeu de pinball livré par défaut avec Windows 95 ! Une simple table de flipper en bitmap, mais très agréablement designée, avec du punch et des contrôles ayant du répondant ! J’étais toujours d’aplomb pour un petit crédit à l’occasion, entre deux croûtes dessinées à la souris sous MS Paint, jusqu’à ce qu’il tire sa révérence quand Windows XP s’en est allé… Mais on peut encore y jouer en étant malin !

3-D Ultra MiniGolf

Possiblement mon premier jeu acheté sur PC. Je parle évidemment du jeu édité par Sierra de 1997 (d’autres usurpateurs du même nom ayant suivi), un merveilleux jeu de minigolf très efficaces, aux parcours bourrés d’animations marrantes et de rebondissements. J’aimais beaucoup le vrai golf miniature à l’époque quand je partais en vacances, et j’ai passé de nombreuses heures sur cette version meilleure que la vie réelle à essayer d’être sous le par, et à éviter les PENALTY STROKES.

Attention à l’aligator !

Grand Prix Legends

LA simulation de Formule 1 de l’époque — sans compromis, chaque erreur pouvait être fatale, je ne sais pas s’il y a eu mieux depuis (excepté graphiquement) —, qui permet de piloter les F1 de 1967 sur les circuits d’époque, bien différents des contemporains : peu de barrières et de protections, et surtout des tracés parfois très longs comme le Nürburgring et ses quasi 30 km de long. Je n’ai jamais eu le jeu, mais j’y ai beaucoup joué chez mon meilleur ami dont le père était fan de voiture et de ce jeu, auquel il excellait, et qui avait ce fameux PC avec carte graphique Voodoo 2, un volant à retour de force et des enceintes avec caisson de basse, quelle claque ! J’ai dû mettre plusieurs mois avant de finir un tour à la même allure que le CPU sans me retrouver planté dans le décor, mais la sensation que la moindre faute de pilotage était synonyme de retour aux stands rendait chaque course grisante. J’aimerais vraiment y rejouer un jour dans les mêmes conditions…

Cela ne se passait évidemment jamais comme ça pour moi…

Rise of the Triads

La non-suite de Wolfenstein 3D, et mon premier “Doom-like” sur PC, que mon père avait acheté au pif. J’avais assez de mal à comprendre ce qu’il fallait faire dans ce jeu qui ne semblait avoir aucun sens ni scénario. Je me perdais souvent dans les niveaux labyrinthiques à faire n’importe quoi, utilisant souvent les cheat codes pour essayer les nombreux niveaux et armes. J’en garde de bons souvenirs, l’arsenal et les réactions des ennemis étaient amusants, et j’aimais en particulier les fameux bumpers qui permettaient de sauter super haut !

La quintessence du jeu est là.

Sam & Max : Hit the Road

Mon point and click culte. Peut-être parce qu’il fut mon premier ? Peut-être parce que c’est le plus fun et marquant de tous les P&C signé LucasArts ? Difficile d’être objectif. Faisons le point : les graphiques sont bons (non plus que ça en vrai, haha), l’aspect cartoon est parfait, les décors sont superbes, et les localisations toutes plus marquantes les unes que les autres (la pelote de laine géante, le gator golf, le vortex, ) ; les dialogues, personnages et le sens du détail sont géniaux, la VF est d’ailleurs d’une qualité incroyable, je ne peux m’empêcher régulièrement de répondre avec des citations du jeu (“je n’parle pas l’pigeon !”, “des amis, des amiiiis ?”, “alors mon gars, t’es un pirate ?”, “j’ai envie d’aller aux toileeeeeettes”, “laissez passer m’sieur Bumpus…”) ou encore chanter la chanson des dead presidents… Les énigmes bien que farfelues ne rendent pas le jeu atrocement prise de tête, l’interface simplifiée s’émancipant de l’association de verbes à la Day of the Tentacle en faveur d’icônes “parler / utiliser / prendre / etc.” étant très au point sans infantiliser l’expérience. Je n’ai jamais fait les suites en 3D, mais je retourne sur Sam & Max : Hit the Road régulièrement, et l’ai d’ailleurs refait récemment en stream, avec toujours autant de plaisir !

Une longue vidéo vaut mieux qu’un petit discours…

POD

Un jeu de course futuriste que vendait du rêve, pour vendre de la technologie à processeur MMX, une vitrine technologique de son temps. J’avais eu la démo qui tournait assez péniblement sur mon premier PC, mais assez pour avoir envie de l’avoir, ce que je n’ai pu vraiment faire qu’avec mon PC suivant. Même si concrètement on était quand même loin de ce que le genre pouvait donner de meilleur, les circuits étant assez simples et la maniabilité sans grande finesse, dans le contexte ça en jetait !

POD veut dire Polygons of Death… ou peut-être Planet of Death, ou bien Philippe, Olivier, Daniel.

Tomb Raider

Premier épisode d’une bien longue série de jeux d’action / plate-forme, dont je n’ai pas eu le loisir d’aller bien loin, un bug m’empêchant de passer une porte fermée à clé dans le troisième niveau. J’avais déjà tellement galéré pour y arriver que je n’ai pas eu le courage de tout recommencer… Et puis honnêtement, j’étais pas très fan du jeu, ces polygones tranchants et pixels larger than life, ces commandes de tank, difficile à encaisser après Super Mario 64.

Gros fun en perspective plongeante.

Pharaoh

Mon premier city builder sur PC. J’avais eu Sim City sur SNES auparavant, mais était un peu trop jeune pour y jouer convenablement, j’ai donc vraiment commencé à accrocher au genre avec cette excellente proposition du studio Impressions Games (déjà aguerri avec les trois épisodes successifs de Caesar) qui évidemment permettait de créer la ville idéale au temps des pyramides. En bon fan d’Histoire et notamment de l’Egypte ancienne, je ne pouvais qu’être charmé, avec une grande place laissé justement au côté historique avec les nombreuses descriptions, et par le mode scénario, qui permet de traverser les différents âges. Le but ultime était d’ailleurs de construire ces fameuses pyramides ! Une extension nommé Cleopatra est sortie, mais je n’ai jamais eu l’occasion de m’y essayer. Un jeu culte, aussi bien pour son ambiance visuelle et sonore, ainsi que pour son système de jeu profond mais accessible, à la progression très gratifiante, les bâtiments évoluant avec le niveau de qualité de la ville, avec des sprites 2D de toute beauté. Je lui préfère Emperor : Rise of the Middle Kingdom du même développeur, logiquement plus raffiné en terme de gameplay, mais ce n’est tout de même pas un hasard si Pharaon a été choisi parmi ses pour faire l’objet d’un remake HD par Triskell Interactive !

Si ça vous vendait pas du rêve ça !

Little Big Adventure 2

Un jeu d’action / aventure français, assez typique de la fameuse “French touch” de l’époque : un univers et design qui sortent du lot, mais un gameplay parfois bancal, à la maniabilité compliquée. Le héros Twinsen possède une balle qu’il peut envoyer à la tronche des adversaires. J’avais eu le premier, qui était assez atroce pour un gamin, bien moins beau en 3D isométrique (certaines phases de jeu le sont encore), et ultra punitif dans la plus grande injustice, jeu que j’ai abandonné très vite. Cette suite en revanche offrait un monde tout en 3D assez charmant à l’univers bien développé, avec de l’exploration, des objectifs et des dialogues. La suite du jeu offrait de quoi voyager, mais les phases d’actions restaient tout de même pénibles pour moi, bien que LBA2 soit largement plus accessible. Un jeu assez novateur et “moderne” en terme d’avenure, que j’ai vraiment eu envie d’aimer.

L’aventure, c’est l’AVENTURE…

Colin McRae Rally 2.0

Mon jeu de rally préféré, même si évidemment, n’ayant pas joué à beaucoup de jeux de rally récents, mon avis ne vaut pas grand chose ! Reste que si je l’ai découvert en premier en démo sur PlayStation, j’y ai surtout joué sur PC, dans cette version beaucoup plus belle, la résolution du jeu et la fluidité étant bien plus élevées. A part ça, c’est toujours un plaisir absolu, avec des sensations de dérapage et de prise de risque excellentes, un mix d’arcade et simulation vraiment parfait, pour à la fois être très fun, tout en respectant bien les lois de la physique et de la mécanique ; la gestion de la masse des véhicules et le grip des différentes surfaces en tête. Tellement bon que même la version GBA est une réussite !

GAUCHE LEGER – SUR – DROITE MOYEN

On s’arrête ici pour le moment, avant de passer à la suite de cette liste de jeux PC, partagez vos souvenirs ou votre avis en commentaire !

a Life in Games (partie #5.3) “La Soixantekat” -ter-

Cet article fait partie d’une série où je parle de tous les jeux auxquels j’ai joué dans ma vie ! C’est mon avis et je le partage… avec des anecdotes amusantes ! [ SOMMAIRE ]

Nintendo 64

Après deux parties sur les jeux que j’ai possédés sur N64, je ne me suis pas encore étendu sur sa manette ! Ce design en trois “branches” en aura perturbé plus d’un, et comporte évidemment quelques lacunes, mais cette imposante manette qui tient parfaitement en main, aura apporté de nombreuses bases encore d’actualité 25 ans plus tard. Évidemment, le stick analogique fut la star ! La technologie a bien évolué depuis, et il était très sensible à l’usure (pensée aux pauvres stick complètement morts des bornes d’expo des magasins), cela dit, il reste pour moi le plus précis des sticks, celui avec lequel on peut apporter le plus de nuances dans la direction. Pour le reste, on est en retrait par rapport à la qualité de la manette SNES, mais elle était quasiment parfaite pour les jeux incontournables qu’elle a accueillis. Et puis il ne faut pas oublier que cette console qui a connu les plus grands jeux multijoueur en écran splitté, dispose de quatre ports manette !

V-Rally Edition ’99

Hypé par les jeux de rally je ne sais plus trop pourquoi (une cassette vidéo de démos de jeux avec une musique entraînante ?), j’ai jeté mon dévolu sur cette version 64 du précurseur V-Rally. Regrets. Haha. Un jeu aride, laid, à l’ambiance terne, et surtout d’une jouabilité vraiment pas terrible (avec une sensation de flottement, dû à la manette 64 ? Je n’ai jamais touché à la version PS1) couplé à un moteur physique lunaire. Pourtant je me suis forcé à l’aimer (à 450 francs, il faut assumer ce genre de choix) et l’ai parcouru longuement. Après des centaines de tonneaux volants j’ai décidé qu’il était simplement la ludonumérisation de la mort du fun.

Le magazine officiel et sa notation toujours supérieure à 80%. Sauf si l’éditeur n’avait pas eu l’idée judicieuse de glisser une liasse de billets avec la copie presse du jeu ?

Rayman 2 : The Great Escape

Rayman contre les pirates de l’espace, voilà un jeu qui fut une très bonne surprise. Contrairement au premier épisode tout en plate-forme 2D classique (auquel je n’avais jamais joué), celui-ci passe à la 3D, tout en restant assez linéaire et respectant le personnage, en offrant une mise en scène de l’histoire réussie. J’adore vraiment la direction artistique du jeu, les couleurs toujours bien choisies, les environnements sont variés mais avec un style et des éléments qui définissent un univers propre au jeu, le design des persos est vraiment cool et très “BD”, et les musiques sont au top ! Vraiment un très bon plateformer qui varie bien les situations. Le bonus de fin de niveau tout en button mashing aura bien fait suer aussi, haha.

Les niveaux de poursuite étaient vraiment sympas.

Centre Court Tennis

Je vous avais déjà parlé de la grande quête du jeu de tennis ultime, elle est donc passée par ce jeu au style SD (Super Deformed) tout mignon qui offre un très bon contrôle de balle, et pas dénué d’idées, ni de fun ! Parmi les trucs marquants, retenons évidemment la vue derrière le perso qui fait varier pas mal le ressenti du jeu par rapport à la vue classique de haut. Le contrôle de balle est intéressant dans le genre arcade. Enfin, l’éditeur de persos est vraiment très cool. Les décors variés et parfois farfelus en font un digne héritier de Smash Tennis, en plus jouable à quatre facilement. Mais la feature ultime, c’est évidemment de pouvoir taunter l’adversaire à tout moment, et surtout cogner son partenaire de double avec sa raquette, haha ! Je jouais souvent avec un perso féminin, et ma mère, la voyant de loin maltraiter bien souvent son teammate, lâchait régulièrement : “ah, la connasse !” (j’ai reçu une excellente éducation).

La pochette japonaise (^) représente bien le jeu contrairement à la version PAL (ˬ).

Jet Force Gemini

Encore un symbole du studio Rare totalement on fire sur N64, Jet Force Gemini regorge d’idées et offre un cocktail incroyablement réussi pour un coup d’essai. On est amené à contrôler trois personnages différents (une fille, un garçon et… un chien) qui devront nettoyer la galaxie d’une horde d’insectes humanoïdes en tirant à tout va. Chaque perso à son propre chemin linéaire, jusqu’à se retrouver et offrir plus de liberté. Il rappelle par beaucoup d’aspects l’excellente série des Ratchet & Clank (le voyage entre planètes / vaisseaux, le gameplay mixant shoot et plate-forme, les armes originales, la qualité du level design). Même si la N64 crachait ses trippes pour afficher ces batailles acharnées contre des ennemis qui finissent souvent en morceaux dans des décors majestueux, le rendu graphique est vraiment unique, et je me souviens par exemple avoir été en extase sur le design des vaisseaux qu’on aborde. Encore une fois, on ne peut passer sous silence la qualité de la bande-son, qui baigne dans le grandiloquent typique du space-opéra, tout en offrant également des ambiances soignées, s’aventurant çà et là dans vers des inspirations inattendues, mais toujours avec des mélodies mémorables et une construction très élaborée des morceaux. Les seuls bémols que j’adresserais à cette succession de louanges iront vers le chara design des héros qui n’est pas très flamboyant avec leurs visages poupons, et surtout la jouabilité un peu compliquée, manquant parfois de précisions. Le challenge est également présent, mais les nombreux bonus donnent envie de se donner du mal pour débloquer tous les secrets (par exemple les mini-jeux de course rétro, ou à la wipEout), et étendre notamment l’expérience multijoueur, particulièrement le deathmatch. JFG est une vraie perle, un peu difficile d’accès, et malheureusement restée sans suite (même si la sortie récente de Tamarin aurait pu réparer cette injustice).

Dans la deuxième partie du jeu, Lupus est affublé d’un tank ! (à noter que le jeu propose une option 16:9 assez rare pour l’époque)

Donkey Kong 64

Après un Banjo-Kazooie au sommet, on s’attendait tous à une transposition dans l’univers de DK toute aussi impressionnante par Rare, qui avait su faire revivre le personnage de Nintendo avec brio sur SNES en créant un vrai univers autour. Seulement, à vouloir trop en faire et essayer d’aller encore plus loin avec l’aide du fameux Expansion Pack (qui double la RAM de la console), cet épisode N64 à complètement perdu pieds avec l’équilibre parfait trouvé avec BK. Un jeu que j’aime malgré ça, mais qui m’avait en même temps déçu sur pas mal de points. Le jeu est vraiment gigantesque, avec des niveaux immenses, des kilotonnes de trucs à collecter, des quêtes à gogo, des boss massifs, et pas moins de cinq personnages très différents contrôlables ! L’humour est très présent, tournant souvent en dérision les Kremlings, alors que les Kong ont un panel de coups assez délirant, et ont même droit à un fameux rap d’anthologie au lancement du jeu. Les graphismes en jettent, avec des effets de lumière et des textures assez dingues, mais malgré ça la direction artistique est en retrait par rapport à BK, le tout manque d’unité et d’atmosphère, même avec de belles fulgurances, on oscille régulièrement entre le terne et le criard, loin de la trilogie Donkey Kong Country. Le gros problème du jeu n’est vraiment pas sa durée de vie mais plutôt comment elle est utilisée, les larges niveaux occasionnent beaucoup trop de déplacements pour collecter la myriade d’items (chacun à ses propres bananes de couleurs différentes), les aller-retours pour changer de persos, ou pour recharger en munitions, le rythme est souvent cassé, tout se monnaie, et on a l’impression que tout a été fractionné pour allonger le jeu, c’est souvent frustrant. La folie des mini-jeux est également totale, avec évidemment du bon et du mauvais, au point que pour accéder à la fin du jeu il faut finir le Donkey Kong arcade des années 80. Les contrôles sont aussi un peu décevants, c’est assez lent et manque de précision, encore une fois frustrant lors des nombreux passages plate-forme en altitude et qu’il faut recommencer. Je l’avais quand même quasi terminé avec plus de 70 heures de jeu, bloqué devant la porte du boss final, haha. Les meilleurs ingrédients réunis pour faire une grosse bouillie de banane, le jeu agaçant par excellence.

Heureusement il y a Lanky Kong… OOPLA~WOOP~WOOP~WOOHOOHOOHOO !!!

Perfect Dark

Contre toute attente, la suite de GoldenEye 007, mais sans James Bond ! Et c’est tant mieux, Rare ayant comment souvent réussi à faire un univers bien à lui (assez kitsch pour le coup, à renfort d’histoires d’extraterrestres) tout en magnifiant la formule de base : les niveaux sont plus grands, le jeu est somptueux (contraignant l’utilisation de l’Expansion Pack pour le mode solo), absolument tout est amélioré dans un soucis poussé du détail (on peut plonger des pièces dans le noir en tirant sur les lampes par exemple), sans jamais s’égarer, le gameplay étant dans la droite lignée du précédent. On joue cette fois-ci une agent secret dans un futur cyberpunkisé, ce qui permet d’apporter des armes très variées et tout à fait originales (le “laptop gun” ou encore le Farsight qui détecte les ennemis et tir à travers les murs, le bazooka téléguidé avec caméra sur le missile…) en plus des classiques revisités, chacune d’entre elles ayant deux fonctions (tir en rafale, explosif, zoom, etc). Ce qui nous amène au mode multi, toujours jouables à 4 en splitté, mais aussi tout seul ! Des “simulants” ont été ajoutés avec des caractéristiques spéciales (certains sont lâches, d’autres hyper aggressifs, kamikazes ou pacifiques, haha), absolument tout étant paramétrables, des armes, au nombre de CPU et leur type, aux cheat codes, ce mode comportant plein de modes de jeu différents, et toujours un level design maîtrisé et varié qui ne laisse aucune carte sur le carreau (tout en reprenant les grands classiques de son prédécesseur). J’y ai joué un nombre incalculable d’heures avec mon meilleur ami de l’époque, s’enfermant pour fragger sur une TV 36 cm dans l’obscurité en plein été ! Sa ressortie remarquable en HD sur Xbox 360 (et encore jouable sur Xbox One avec du online !) m’a d’ailleurs bien prouvé qu’il était simplement indémodable.

Nous on savait s’amuser à l’époque ! *coup de canne sur ta tête*

The Legend of Zelda : Majora’s Mask

Si Ocarina of Time est le classique par excellence, sa suite directe est un OVNI zeldaïstique total d’une créativité incroyable, avec lequel il ne partage que son moteur de jeu et son gameplay. Tout a été secoué, remué et rendu étrange voire dérangeant, plongé dans un monde parallèle à Hyrule où tout semble merveilleusement bizarre. À commencer par le déroulement du jeu qui se passe sur trois jours, la lune menaçant de s’écraser sur Termina, mais on peut heureusement remonter le temps et revivre ces 72h autant qu’il le faudra pour changer le cours des événements et devenir encore une fois un héros de légende. Les habitants farfelus de ce monde ont donc leurs habitudes, que l’on pourra bousculer au fil des quêtes et de nos observations. Les masques introduits avec OOT sont ici au coeur du jeu, il y en a des dizaines, et surtout ils ont tous une utilité, en particulier ceux de Zora, Deku et Goron, qui permettent de transformer Link en lui donnant une toute nouvelle palette de mouvements. Les donjons tournent autour de ces capacités et sont une réussite, mais le coeur du jeu est cette fois-ci vraiment dans les quêtes annexes, qui nous donnent vraiment le sentiment d’appartenir à ce monde. L’atmosphère du jeu est géniale, chaque environnement étant vraiment unique en son genre, la N64 donnant tout, avec encore une fois pour une utilisation de l’Expansion Pack indispensable pour un des derniers grands jeux de la console. Je l’ai recommencé plus d’une fois (la dernière fois avec le superbe remake sur 3DS), c’est un des jeux qui m’a le plus marqué et inspiré… et fait sécher de nombreuses heures de cours… (racaille !)

Young Epona & Link’s Bizarre Adventure

Ces articles sont de plus en plus longs, mais tout à une fin. En attendant le bonus sur les jeux qu’on m’avait prêtés sur N64, n’hésitez pas à donner votre avis ou partager vos souvenirs en commentaires !