A Life in Games (partie #6.2) “Le Pécé” -bis-

Cet article fait partie d’une série où je parle de tous les jeux auxquels j’ai joué dans ma vie ! C’est mon avis et je le partage… avec des anecdotes amusantes !

PC

Mes premières années de jeu sur ordinateur, avant d’avoir internet ou un graveur CD (“VOYOU !“), furent parfois aussi plus marquées par les démos venant de magazines (comme les fabuleux CD de Joystick), et des fameux sharewares, que je n’ai jamais eu en version complète par la suite. Il ne seront pas présent dans cette liste, mais grosse pensée à Wacky Wheels ou encore Z. Il n’est jamais trop tard pour réparer ça, une grande partie étant désormais disponible à nouveaux via GOG (à l’origine Good Old Games) par exemple, mais n’est-il parfois pas mieux de rester sur de bons souvenirs ?

Broken Sword : The Shadow of the Templars

Ah… Paris, la capitale, ses claounes et son George Stobbart. Fait exclusif : un américain part en vacances, ça tourne mal ! Les Chevaliers de Baphomet, simplement l’un des meilleurs point & click existant, avec une aventure palpitante, une galerie de portraits inoubliable (“hé, Benoir !“), des dialogues très drôles ancrés dans le quotidien, ses énigmes bien senties, parfois un peu salaud sur les bords (la biquette !), une VF de grande qualité et de jolies musiques. La série n’a jamais su faire mieux que ce grand classique, qui ne demande qu’à être relancé pour que, nous aussi, repartions en vacances.

Meet the horned devil.

Day of the Tentacle

Si Sam & Max : Hit the Road est au top dans mon top des jeux d’aventure, le deuxième c’est lui, la suite de Maniac Mansion, plus beau, plus marrant, plus malin que jamais. Pouvoir contrôler trois personnages dans plusieurs époques dans une vibe très Retour Vers le Futur était une idée fabuleuse et totalement maîtrisée avec les fameux Chron-o-Johns. Les énigmes et situations déjantées et les personnages cultes à foison (dont des Pères Fondateurs en galère d’idées) ; le sommet du système SCUMM avec l’interface verbeuse ; sans oublier la pièce principale, le manoir, brillamment conçu à travers chaque période. Objectivement c’est peut-être lui le meilleur point-and-click

Le remaster respecte parfaitement le style graphique de l’original.

TOCA 2 : Touring Cars

La série des TOCA était un peu l’anti Gran Turismo : des voitures de course de tourisme pas bien glamour, un aspect global sans artifices ni panache, mais un vrai moteur de collisions, des conditions météo variées, une vue intérieure… Bref, plutôt un jeu de course intense qu’une invitation à jouer les esthètes qui tournent en rond. J’apprécie les deux approches, mais j’étais à l’époque plus attiré par le fait de jouer des coudes à vive allure quitte à finir avec une carrosserie en lambeaux, que de trouver la trajectoire parfaite et éviter les rayures. Cet épisode était ainsi un remarquable compromis entre arcade et simulation, avec une bonne sensation de vitesse, dont je garde un très bon souvenir.

Avant de regarder cette vidéo : ouvrez 800 onglets dans Firefox, trempez des lunettes dans l’eau, plongez-les dans un sac aspirateur, puis mettez-les, pour voir comment était le jeu sur mon PC à l’époque.

Broken Sword II : The Smoking Mirror

Une suite forgée dans le même moule que son prédécesseur, mis à part le fait de contrôler Nico par moments. Même si je l’avais trouvé moins marquant, Les Boucliers de Quetzalcoatl n’en reste pas moins excellent globalement et jonché de passages de grande qualité avec des personnages attachants, tel Titipoco ! Je l’ai terminé également plus tard, tout comme Les Chevaliers de Baphomet, dans sa version remastered, qui apporte son lot d’améliorations, même si rien de vraiment indispensable.

Oh, boy… [ censuré pour les arachnophobes ]

Quake III Arena

De base je n’ai jamais été très attiré par les FPS en général, encore moins ceux en multijoueur, de ce fait je n’avais jamais touché à un Quake avant celui-ci, mais Q3A est devenu instantanément un classique intemporel, en trouvant un gameplay au dosage parfait pour des règlements de comptes nerveux et fun. Que l’on joue contre des bots ou des vrais adversaires (via internet ou en LAN !), ce bazar organisé ne donne pas le temps de s’ennuyer. Avec toujours la sensation d’impact caractéristique des jeux id Software et des bruitages, comme ceux des items, si satisfaisants qui restent gravés à vie… Le genre de jeu qui restera toujours installé sur mon ordi pour s’amuser ponctuellement.

Un mode solo existe, mais reprend le contenu du multijoueur contre des bots.

Le Voleur d’Esprits

Voilà un petit jeu d’aventure pour les jeunes, mais vraiment plaisant, avec une histoire sur une sorte de bâteau pirate fantôme et des délires vaudoo (le jeu s’appelle Voodoo Kid en anglais). Les boîtes de jeu PC étaient à l’époque des attractions à elle toutes seules et celle du Voleur d’Esprits avait des petits bonus assez chics, que j’ai toujours d’ailleurs. Ce n’était pas un point-and-click très long, ni difficile, mais bien agréable, avec ses graphismes en 3D digitalisé à la Donkey Kong Country.

J’avais accroché le poster, à l’époque ou j’avais 50 posters dans ma chambre. Outche !

Zeus : Master of Olympus

Le successeur de Pharaoh, qui cette fois-ci nous emmène en Grèce antique, avec une 2D encore plus raffinée, et un aspect mythologique mis en avant, avec la présence de héros et dieux grecs. J’ai un peu moins accroché à cet épisode je dois avouer, un peu trop de gimmicks de gameplay (à cause notamment des “invocations”) et assez porté sur le côté maritime qui m’emballait moins. Reste que la VF nous a bien fait délirer pendant des années avec mes potes de lycée ! “Je suis Jason de Iolcos !!”

We build this city on rock’n roll.

Unreal Tournament

Le concurrent direct de Quake III Arena, qui comme celui-ci pour Quake fut le premier épisode d’Unreal à délaisser le mode solo pour mettre le multi en avant ; mais un jeu à la fois assez différent en étant tout aussi fun. J’avais seulement essayé le premier Unreal chez mon pote Drummond, qui ne m’avait pas vraiment donné envie, malgré la qualité technique impressionnante du moteur de jeu ; comme Quake il a fallu ce titre pour vraiment accrocher à la série. J’étais particulièrement fan du mode assault, qui opposait deux équipes dans de grandes maps, l’une devant arriver à atteindre le coeur de la base adverse en complétant divers objectifs. Le niveau où l’on devait ainsi arriver au bout d’un train était vraiment trop hype. Les kills et le mode de combo était aussi très rewardant… Une multituerie.

Sans oublier la soundtrack de qualité…

The Secret of Monkey Island

LucasArts tirait encore une fois à balles réelles, avec une aventure complètement ubuesque, mettant en scène Guybrush, un apprenti pirate niais. Les scènes cultes pleuvent, entre le duel d’insultes, le singe à trois têtes ou le vendeur de bateaux zélé, dans un jeu qui reste assez accessible en terme d’énigmes, un grand classique du genre. A faire dans sa version originale joliment pixelisée, et non pas dans son affreux remake… (avis perso !)

Un artwork de couverture comme on en fait plus.

Commandos : Behind Enemy Lines

Encore un jeu innovant, nous mettant à la tête d’une petite escouade de soldats ayant chacun une spécialité et des capacités différentes, afin de réussir des missions périlleuses, si possible sans se faire remarquer. C’était vraiment une excellente idée, bien réalisée, et qui demandait de réfléchir à chacune de ses actions. Il fallait ainsi mettre son sens tactique à l’oeuvre et son sens de l’observation, bien aidé par le fait de pouvoir voir le champ de vision des ennemis. Le pixel art était aussi remarquable, et l’ambiance soignée. Il a aussi pu bénéficier d’une extension de qualité, j’ai seulement fini par décrocher avec l’arrivée du superbe épisode suivant, Commandos 2 : Men of Courage, que j’ai malheureusement trouvé vite beaucoup trop difficile.

N’avais-je pas précisé qu’il fallait éliminer la menace nazie ?!

RollerCoaster Tycoon

Construire des villes c’est bien, mais construire des parcs d’attractions, n’est-ce pas mieux ? J’ai tout de suite eu envie d’avoir ce premier opus de la série en voyant les images dans les magazines, malheureusement j’étais un peu trop jeune pour arriver à faire un parc viable, mes grand huit complètement incensés finissant par couler le parc pendant leur construction, avec obligation d’utiliser des cheat codes… J’espère un jour me replonger dans la série, particulièrement sur RollerCoaster Tycoon 2 via OpenRCT2, surtout quand on voit ce qu’on peut y faire…

10 ans pour faire ce parc ultime !

C’est loin d’être fini, mais en attendant la suite, partagez votre expérience personnelle ci-dessous !