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A Life in Games (partie #3.2) “La Super” -bis-

Cet article fait partie d’une série où je parle de tous les jeux auquels j’ai joué dans ma vie ! C’est mon avis et je le partage… avec des anecdotes amusantes !

Super Nintendo Entertainment System

Je vous invite à lire l’article précédent pour en savoir plus sur mon histoire avec la console iconique de Nintendo ! J’avais juste oublié de vous parler de la manette, à mon sens la meilleure jamais créée pour les jeux en 2D, tout est parfait (je ne parle évidemment pas des boutons modifiés A et B de la SNES nord-américaine). Les boutons L et R furent une innovation majeure ; la qualité du D-Pad inégalée ; la prise en main agréable et légère ; c’est tout simplement une manette qu’on oublie une fois dans le jeu et qu’on ne peut accuser honteusement lors d’une erreur, haha ! Voici maintenant la suite des jeux que j’ai eu sur cette super machine à l’époque ^^

Aladdin

Un de mes amis qui s’était cassé la jambe m’avait emprunté des jeux Game Boy (qu’il ne m’a jamais rendu), et m’avait filé celui-là en échange (que je ne lui ai jamais rendu). A priori, le genre de jeu sympa mais oubliable, je regardai la série animée à la télé, mais vu le film que 20 ans plus tard, pas un jeu que j’aurais voulu absolument, donc… Sauf qu’en fait je kiffe tellement le feeling de ce jeu ! 20 ans plus tard, ce fut naturellement le premier jeu que je me suis d’ailleurs mis à speedrunner (en 2012 j’inaugurais la catégorie “rugless%”, finir le jeu sans le tapis optionnel permettant de planer), pour le plaisir premier de contrôler “Al”. Coincidence amusante que je réaliserai plus tard, c’est tout comme Goof Troop un jeu de Shinji Mikami (qui créera ensuite Resident Evil). Il est plutôt court et franchement facile (surtout en utilisant le tapis), mais c’est un plaisir de le traverser, et a bien mieux vieilli que son homologue tape à l’oeil sur Mega Drive ! Bleeeh ! #TeamSNES

(J’ai laché le speedrun avant de jouer aussi bien…)

EarthWorm Jim

J’ai beau snober le Aladdin de la console de Sega, voilà après Cool Spot que je reprenais pourtant une dose de la formule David Perry ! Encore une fois on peste ici et là sur des collisions de sprites et une précision des contrôles un peu moins carrés que dans les meilleurs jeux japonais de l’époque, mais en terme d’univers, d’ambiance et de visuels, ça part dans tous les sens, et ceci pour le meilleur. Les musiques qui groovent profitent encore une fois des basses du chip SNES, la course bonus à la fin des niveaux était super fun, le gameplay varié (la mécanique du “fouet”, les passages sous-marin, le niveau d’escorte du toutou, le planage avec “l’helicop’tète”), et le mélange des environnement globalement oppressants avec les animations cartoonesques des persos était tip-top. Il était également assez chaud à terminer. Une sortie majeure de 1994 !

Secret of Mana

Voilà un jeu qui a marqué les esprits, tout du moins en Europe, initiant un bon paquet de joueurs aux RPG japonais (même si c’est un action-RPG, pas mal de concepts de gameplay n’étaient pas courants en occident). C’était le premier jeu du genre à être autant mis en avant dans nos contrées, avec en plus un guide complet grand format qui accompagnait la boîte de toute beauté (comme on peut en trouver maintenant pour à peu près tous les jeu de la terre à leur sortie). Je dois vous avouer que j’ai mis bien longtemps à comprendre qu’on pouvait charger ses attaques, de ce fait je ne l’ai jamais terminé à l’époque, vu que je jouais comme dans Zelda en bourrant les ennemis ! J’avais pourtant lu le guide… je m’demande si j’étais pas un peu con. Bref, j’ai adoré l’univers qui me paraissait fou à l’époque (alors qu’il est retrospectivement jugé pour son classicisme, haha). Ce n’est peut-être pas forcément un chef-d’œuvre du point de vue de celui qui connaît d’autres titres du genre, mais il m’aura vraiment beaucoup marqué à l’époque, par ses graphismes détaillés, l’impression de partir dans une grande aventure, le gameplay riche et encore plus pour ses musiques inoubliables. En plus on pouvait y jouer à trois en même temps, mais bon moi j’y jouais tout seul avec le CPU barjot !

7 2 P A G E S !

Smash Tennis

Le tennis, j’en avais vraiment rien à battre. Et puis j’ai reçu ce jeu tout mignon, coloré, mais au gameplay redoutable. C’est du simple, du solide, et surtout du fun ! Les courts sont plein de petits détails et d’animations amusants, à déclencher en envoyant la balle à certains endroits. Les terrains sont aussi variés, avec un temple, du indoor qui résonne, une plage, un club avec des piou-piou qui réagissent au score… On peut y jouer à quatre, mais surtout la perspective du terrain rend toujours très lisible l’action, même quand on est en haut du filet, donc pas d’injustice positionnelle ! Il y a des nombreux personnages jouables, qui ont des statistiques différentes, par exemple certains peuvent sauter vers la balle, d’autres non. A partir de ce jeu est né une lumière en moi, la recherche du meilleur jeu de tennis à travers les générations de consoles, ou d’un qui égalera au moins cet opus de Namco(t) ! Même si j’ai trouvé de très belles propositions, Smash Tennis est toujours aussi cool et immédiat à jouer !

Le potichat !

Sim City

Construire des villes, voilà un but motivant. J’ai évidemment galéré à tout bien gérer dans le jeu, mais j’ai fini par faire des villes plutôt sympas ! Ou bien casser au maximum des villes déjà construites avec les codes, en invoquant Bowser, haha. Seul truc qui me chiffonnais à l’époque, les musiques m’angoissaient un peu. Une bonne entrée en matière pour un style de jeu que j’ai beaucoup apprécié ensuite quand j’ai eu un PC (en particulier les city-builders d’Impressions Games tels Pharaoh, Zeus ou Emperor : Rise of the Middle Kingdom).

Street Fighter II : Turbo

Je regardais souvent le jeu dans les bars où trainait mon père, j’y ai même perdu quelques francs parfois. J’ai mis longtemps à m’intéresser vraiment au genre, alors même si j’ai passé du temps sur ce jeu qui faisait rêver les fils de ménagères, je ne comprenais pas grand chose finalement, et il fallut attendre que je mette tardivement les mains sur un certain SoulBlade pour que ma flamme pour les jeux de combat ne s’allume réellement. Je jouais souvent en mode turbo 10 étoiles (grâce à un code, sinon on ne pouvait que mettre quatre étoiles), j’aimais bien Blanka, même si je ne comprenais absolument rien à sa jouabilité à base de chargements de directions. Ensuite je suis passé à Sagat, c’était déjà un peu plus concluant pour un scrub ! Bizarrement on y jouait pas entre potes alors que c’était censé être LE jeu fait pour ça, en plus j’avais le “stick arcade” en forme de triangle, le Fanta Stick, j’aurais pu être imbattable, haha ! (le pad fait le joueur c’est bien connu…)

Vu la configuration des boutons je l’aurais plutôt appelé “Guernica Stick”…

Super Mario World 2 : Yoshi’s Island

Mine de rien depuis la sortie de la SNES, on était pas trop gâté en jeux Mario. Soudain, la PlayStation et la Saturn étaient déjà sorties, mais je m’en fichais totalement, j’allais avoir ce jeu qui dépasse les limites de ce qu’on pouvait imaginer en 2D, un chef d’oeuvre (j’en ai les larmes aux yeux en écrivant ça, haha). Rien que dans les magazine le jeu crevait les pages du magazine, c’était somptueux, et ce sprite de Yoshi ainsi que les artworks du jeu m’ont rendu dingue de ce perso. Etes-vous encore étranger du fait que c’est mon jeu de la vie ? Je n’ai évidemment aucune objectivité sur Yoshi’s Island, et en même temps je n’ai pas a en avoir tellement il tutoie la parfection. Une jouabilité familière et innovante à la fois, d’une réactivité folle. Des visuels fouillés mais lisible, avec une direction artistique jamais vue, et son intro qui en met plein la vue. À la fois plus accessible en “ligne droite” il offre aussi de nombreux défis pour les complétionnistes, avec son gameplay d’une profondeur insondée à l’époque que le speedrun a révèlé au grand jour, avec des niveaux qui renouvellent sans cesse les situations. Sans oublier des boss variés qui débordent de l’écran et… bébé Mario. Il fallait bien qu’un insecte vienne se coller sur cette toile de maître, haha. On déteste ses cris, mais ça pousse à bien jouer ! Le plus étonnant pour moi, reste de me dire que j’y ai tellement joué à l’époque, mais qu’ensuite, lorsque je me suis mis au speedrun, j’ai kiffé le jeu encore 100 fois plus. Quand on sait également qu’il a eu un développement assez fluctuant, le résultat tient du miracle absolu. ALLEZ Y JOUER !!!

La boîte japonaise ( ˘ ³˘)
Ce qui se fait de mieux en terme de speedrun de YOSSY au moment de cet article, le 100% en moins de 2 2 2
( ̄ー ̄;)

Jimmy Connors Pro Tennis Tour

Un jeu qu’on m’a donné je crois (pourquoi, ça je sais plus, haha). Rétrospectivement j’ai souvent lu du bien de ce jeu de tennis, mais je l’ai eu après Smash Tennis, et n’y ai pas retrouvé le même plaisir. Il est plus “réaliste”, avec des idées de gameplay qui vont dans ce sens, mais pas super fun à jouer j’ai trouvé.

F-Zero

Un jeu que j’ai eu chez moi assez tard, mais j’y jouais chez un pote et j’adorais, je lui ai racheté quand il a voulu s’en séparer des années plus tard. La sensation de vitesse était dingue pour l’époque, et le concept de course futuriste vraiment cool (la mini BD dans la notice en jetait bien), qui est devenu un de mes genres de prédilection. Impossible aussi d’oublier les musiques devenues cultes. Un jeu rapidement difficile, mais on finit par progresser, et ça devient encore plus grisant. Un des jeux que j’ai relancé le plus fréquemment au fil du temps.

Ma musique préférée du jeu je pense ^^

Hop, c’est tout pour la SNES ! Avant de lire la suite qui revient sur la Game Boy, n’hésitez pas à partager vos expériences vidéoludiques de cette période en commentaires !

A Life in Games (partie #3.1) “La Super”

Cet article fait partie d’une série où je parle de tous les jeux auquels j’ai joué dans ma vie ! C’est mon avis et je le partage… avec des anecdotes amusantes !

Super Nintendo Entertainment System

La console principale de mon enfance, l’incontournable SNES, que tous mes potes avaient ; nous n’étions pas de la team Sega, désolé ! Alors que je m’amusais toujours comme un petit fou avec la NES, mon père m’avait fait la surprise de revenir avec la console un soir de 1992, rachetée à une de ses fréquentations chelous. J’avais même l’adaptateur pour jouer aux jeux NTSC (j’ai eu peu de jeu américain et aucun japonais, mais il me sert beaucoup plus maintenant, haha). La meilleure manette de tous le temps, la plus belle machine… les plus grands jeux ? Possible. En tout cas, ça reste pour moi une console fascinante, l’aboutissement des jeux 2D, et je me plais toujours à trouver de nouveaux softs que j’aurais pu manquer (je vous parlerai de ça plus tard).

Super Mario World

Le premier jeu que j’ai lancé quand j’ai eu la SNES, évidemment. Déjà fan du troisième opus de la série, j’étais comme un dingue. 96 niveaux ! (enfin… plutôt “sorties”) Il y avait d’ailleurs déjà une partie terminée à 100% sur la cartouche, mais comme je ne comprenais pas l’anglais, j’ai un jour essayé de valider l’énigmatique “erase data”. Dommage ! Le plus bluffant était la carte du monde, qui justifiait bien le nom du jeu. Et puis l’apport de Yoshi et le thème des dinos m’ont évidemment conquis, la cape était vraiment fun à utiliser, les musiques, les graphismes, les secrets… Bref c’est le Super Mario 2D définitif pour moi.

Pilotwings

J’ai eu ce jeu avec SMW et la console, je ne l’aurais probablement jamais pris sans ça, haha. Mais quelle erreur ça aurait été, je me suis tellement amusé dessus. Des épreuves variées mais toutes fun (j’aimais particulièrement le rocket belt), avec une belle courbe de progression, au début on pige clairement rien, mais la cruauté des crashs est amusante tout comme la tronche des instructeurs, puis on se prend au jeu et c’est un vrai plaisir de tout faire à la perfection et se poser au sol tel un pigeon parisien expérimenté. Un jeu à essayer absolument.

Le must est la réaction des instructeurs face à nos prouesses (surtout quand on se viandait…)

Super Mario Kart

Dès que je l’ai vu dans mon magazine préféré, j’ai eu un déclic, et j’ai voulu absolument y jouer. Alors que je n’avais pas touché à un jeu de course depuis Pole Position. Mais à la vue de ces couleurs chatoyantes, de Mario et ses potes, c’était le feu ! À l’époque on ne voyait que rarement les JV en mouvement avant de les acheter, du coup quand je l’ai eu entre les mains, ce fut un second déclic. J’ai tellement joué à ce jeu… et ce jusqu’à la sortie de la Nintendo 64 (pendant un an avant qu’elle ne sorte je n’ai joué quasiment qu’à ce jeu chez moi). J’étais surtout à fond sur le mode Time Trial (avec Koopa Troopa), parce que honnêtement le mode GP était rageant avec son CPU tricheur. Et puis je suis fils unique, alors le mode Battle… Non, je dosais aussi à fond le Battle tout seul, haha, essayant plein de techniques vues dans Nintendo Player sur le P2 immobile. Ce mode reste pour moi le meilleur qui n’ait jamais été fait sur un jeu de karting, intense et d’une précision diabolique. Seul ou à plusieurs, ce fut un jeu qui marqua son époque, et je me relance souvent un petit contre la montre sur Mario Circuit 2 ou Ghost House 1

K
O
O
P
A

T
R
O
O
P
A

Lemmings

Jeu de réflexion atypique oblige, où nous devons mener des petits êtres à bon port avec tous les choix (im)moraux que ça implique, j’ai dû mettre du temps à comprendre ce qu’il fallait faire, et comprendre tout ce qu’on pouvait faire avec, mais je me suis vraiment beaucoup marré. J’utilisais souvent les codes pour changer de niveaux, et m’amusais plus en mode bac à sable qu’à vraiment réussir les niveaux. Autant terriblement cruel, que terriblement amusant.

Malgré tout, il ne verra sans doute pas sa fin arriver.

Super Mario All-Stars

Y’avait-il meilleur concentré de gameplay d’exception que cette compilation des jeux Mario de la NES ? Super Mario Bros. 1 à 3, avec en plus le vrai deuxième épisode sorti seulement sur Famicom (renommé The Lost Levels). Le lifting graphique était super, tout en gardant les jeux intacts (bon, les puristes resteront sur NES évidemment), il me le fallait donc absolument. J’y ai passé beaucoup de temps, et ce fut l’occasion surtout de découvrir le “faux” SMB2 auquel je n’avais jamais touché sur “Nitendo“, et que j’ai vraiment adoré ; qui est en quelque sorte le Yoshi’s Island de la console, c’est Mario, mais en différent, avec plein plein d’idées nouvelles. Le fameux Lost Levels m’a aussi plu, mais était vraiment trop dur pour moi. Si vous n’avez jamais touché aux Mario en 2D, cette compile est un passage obligé !

Mario Paint

À la frontière du logiciel et du jeu vidéo, c’était avant tout la première fois de ma vie que j’ai utilisé une souris ! Je n’imaginais pas que ça deviendrait plus tard un truc aussi omniprésent dans mon quotidien, haha. La boîte était énorme, avec le tapis de souris qui accompagnait le jeu, ça donnait envie ! Surtout que j’étais déjà passionné par le dessin. On va être honnête, je n’ai jamais rien fait de mémorable avec, il faudra attendre Windows 95 pour ça, mais y’avait tellement de trucs à faire en plus du dessin : des animations, du coloriage, de l’assommage de mouches… et même des musiques ! (sans compter les utilisations détournées) C’est sans doute le logiciel le plus funky de tous les temps.

Y’en avait des trucs dans la boîte !

Goof Troop

Le deuxième Zelda m’avait théoriquement vacciné d’entrée contre la série. Mais à force de voir ce troisième épisode dans les magazines, qu’il soit encensé de la sorte, et qu’il ressemble tellement peu à Adventure of Link, ça a fait que je voulais vraiment le jeu à Noël ! Hélas, tout le monde le voulait. C’est ainsi qu’en déballant ce cadeau en forme de boîte SNES, je découvris… Goof Troop. Ah. Comme A Link to the Past était en rupture en magasins, le vendeur avait conseillé ce jeu à ma mère. Merci, mec ! D’abord j’étais fan du dessin animé (La Bande à Dingo) et encore plus du film (Dingo et Max) dont j’avais la cassette et que j’ai regardé des dizaines de fois. Et puis ce fut avec son mode 2 joueurs coopératif de rejouer avec mon papa. Le jeu en lui-même est excellent, on peut balancer des pots de fleurs à la tronche des ennemis (et de son papa), avec ses côtés réflexion et énigme vraiment captivants, son gameplay pêchu, c’est beau comme un jeu Capcom, et bourré d’animations marrantes… un super cocktail, et en plus y’a un grappin. Un jeu de Noël formidable, un jeu formidable tout court.

The Legend of Zelda : A Link to the Past

Quelques mois plus tard, j’ai enfin eu le jeu que j’attendais tant, “Zelda 3”. Ai-je vraiment besoin de parler de ce jeu culte, d’une profondeur inouïe, et qui a tout balayé sur son passage ? Je n’en suis pas totalement venu à bout à l’époque je crois, il reste assez dur par rapport aux opus qui ont suivi, mais je l’ai arpenté de fond en comble. J’aimais particulièrement passer par les bois perdus, avec des effets de lumière bluffants. Nintendo au sommet de son art, les musiques sont mythiques, le gameplay parfait, l’aventure de taille, pleine de secrets… et le passage entre les deux mondes parallèles fait encore et toujours son petit effet. Cela dit, je n’étais toujours pas tout à fait devenu fan absolu de la série Zelda, il faudra attendre le passage à la 3D !

Cool Spot

Après des années de jeux japonais, voilà mon premier vrai jeu “à l’Occidentale” : c’est beau mais pas toujours évident à contrôler, haha. Cependant j’ai vraiment adoré celui-ci, tout en ignorant qu’il était une belle publicité pour 7 UP (j’en avais jamais bu ni n’en boirai avant longtemps), de son intro qui dégomme, ses niveaux immenses à fouiller, ses graphismes tape-à-l’oeil gavés de scrolling paralaxes et de sprites hyper bien animés, ses musiques qui profitent à fond des basses du chip sonore de la SNES, ses stages bonus grisants… Il y a même des niveaux de difficulté, chose bienvenue quand on est âgé d’une dizaine d’années ! Je crois y avoir joué chez un copain, puis l’avoir eu à moi, tout devient flou avec les années, haha. Enfin, belle performance d’avoir produit un tel jeu à partir d’une bête pastille rouge.

Donkey Kong Country

Comme beaucoup, DKC fut un passage obligé, un jeu tellement impressionnant graphiquement pour son époque, de la 2D mais avec tellement de volume, c’était si beau face aux premiers jeux en 3D qui avaient déjà débarqué. Je me souviens pourtant qu’il me mettait un peu mal à l’aise, avec son atmosphère globalement assez sombre et oppressante (appuyée par sa magnifique bande-son). J’étais jusque-là habitué aux jeux très colorés avec des mélodies entraînantes après tout… alors, ajouté au côté parfois punitif du gameplay, j’étais pas rassuré, haha. Je n’ai joué qu’à ses suites avec l’arrivée de l’emulation, mais je garde un affect particulier pour ce premier épisode, j’aime ce côté “droit au but” et finalement assez épuré du gameplay. Puis les anecdotes de Cranky Kong apportaient une sorte d’humour basée sur l’autoréférence. Déjà à l’époque, la nostalgie !

…on s’estimait heureux, et nous l’étions !

C’est terminé pour la première partie des jeux Super NES de mon enfance, je vous invite à lire la suite tout de suite ! Mais avant n’hésitez pas à partager vos souvenirs en commentaires !

A Life in Games (partie #2) “La Nitendo”

Cet article fait partie d’une série où je parle de tous les jeux auquels j’ai joué dans ma vie ! C’est mon avis et je le partage… avec des anecdotes amusantes !

Nintendo Entertainement System

Je jouais déjà aux jeux vidéo avant d’avoir la NES, mais ce fut ma toute première console, évidemment une étape importante de G@M3Rz ! J’ai eu assez peu de jeux sur cette console, qui était déjà en milieu de vie vers fin 1990, et puis j’étais quand même bien jeune après tout, je ne pouvais pas passer tout mon temps libre devant la télé, sachant qu’on avait qu’une seule TV à la base. Mon père a ensuite récupéré je ne sais où une télé antique sans télécommande avec des boutons qui se tournent, à l’écran bombé qui bave et des bords bien arrondis déformants, mais plutôt grande quand même ! The True NES Experience.

Teenage Mutant Hero Turtles (1989)

Mon premier jeu console ! J’avais 6 ans environ, j’étais fan absolu des Tortues Ninja, et je ne connaissais pas encore Mario. Ce fut donc le premier jeu que mes parents m’ont offert. J’aimais déjà les jeux vidéo, mais je ne sais même plus pourquoi je voulais tant une NES à ce Noël ? Les copains qui en parlaient ? La boîte de la console avec mes mutants ninja verts adorés (j’ai encore un flash de la voir trôner au milieu d’un rayon en magasin) ? Bref, quel jeu de con, ahahah ! Toi petite victime du marketing, tu vas pleurer du mutagen ! Un jeu d’une difficulté à tendance injuste. Mon père m’ayant de plus traumatisé en me disant que je devais le terminer pour en avoir un autre. La plaie, mon existence était liée à cette misérable cartouche maléfique. Il devait d’ailleurs souvent lui-même me passer le niveau du barrage sous-marin pour que j’arrête de chouiner et entendre le “tididididi” strident charactéristique du manque de vie des tortues. Reste que les musiques étaient géniales et que je le relance parfois par défi (je suis toujours mauvais, niveau papa).
N.B. : Ninja a été remplacé par Hero en Europe pour cause de censure contre les ninjas à l’image “violente” à l’époque

Ça ne se passait jamais comme cela…

Super Mario Bros. 3

Mon père, grand acheteur de magazines s’il en est, m’avait pris un jour le premier numéro de Nintendo Player. Il fallut donc assez peu de temps pour que je découvre l’existence de Mario. Non, on ne nait pas en connaissant Mickey et Mario. Un copain m’avait prêté son Super Mario Bros., que j’ai évidemment kiffé (c’était dur aussi bordel) en échange de mon TMNT. Je lui ai filé la boîte avec, qui est revenue en charpie… voilà peut-être l’origine de ma maniaquerie anti-prêt et anti-poussière de conservateur de musée, haha. Et donc, il me fallait désormais le “Mario 3” surexposé en magazines : le plus grand jeu du monde. Je me souviens encore très bien être allé au magasin avec mon papa, qui en a profité pour voler deux peluches… (pas bien). SMB3 devint alors un modèle, une référence, je dessinais même des niveaux inventés du jeu, des ennemis, créa le fameux “Super Bucho”, un bonhomme rouge avec des cornes, qui saute sur ses ennemis. Avec le recul je lui préfère sa suite, voire Super Mario USA pour sa faune (les Shyguys !), ça reste cela dit un jeu que j’adore relancer, un sommet du genre.

“Combattez des monstres et des petits patrons !”

DuckTales

Capcom à son meilleur, une licence que j’adore, avec sa bande son mémorable, un design bien foutu et un plaisir de jeu très accessible. Puis surtout c’est le PREMIER JEU QUE J’AI FINI ! Eh oui, il y avait un mode facile, merci, merci ! Dommage que j’aie dû attendre 25 ans pour acheter le 2, j’aurais tellement kiffé à l’époque…

Teenage Mutant Hero Turtles II : The Arcade Game

Un choix de jeu très original NES’ce pas ? L’adaptation console du premier beat’em up sur borne d’Arcade, qui est à mon sens une belle réussite, un jeu bien plus accessible et agréable à parcourir que le premier TMNT console, avec des musiques de l’arcade remixées en 8-bit avec soin (je les préfère d’ailleurs, de très belles lignes de basse). On choisit sa tortue (Donatello évidemment) et on tape sur tout ce qui bouge. Et le must c’est qu’on peut jouer à deux en même temps ! Le premier truc qui m’a fait me rouler par terre de désir, c’est évidemment l’illustration de couverture, qui déchire la boîte ! Un choix encore recommandable de nos jours !

Zelda II : The Adventure of Link

Un grand jeu de mort ! J’ai fait mes premiers pas dans la série avec cet épisode, et j’aurais pu m’en arrêter là. Le jeu était stylé, j’avais trop envie d’avancer, j’avais la soluce complète en magazine, mais rien à faire, je me faisais torpiller en 10 minutes, retour case départ, et puis je comprenais rien à l’anglais alors que le jeu était “bavard”. Un petit traumatisme personnel. Trop tôt, trop vite !

Voilà pour le moment, n’hésitez pas à partager vos expériences vidéoludiques de l’époque en commentaires avant d’attaquer la suite qui aborde la formidable SNES !

A Life in Games (partie #1) “Lapeule 2”

Cet article fait partie d’une série où je parle de tous les jeux auquels j’ai joué dans ma vie ! C’est mon avis et je le partage… avec des anecdotes amusantes !

Apple II

Né dans les années 80, j’avais déjà des opportunités de découvrir le jeu vidéo ailleurs que sur console. Un jour quand j’avais trois ou quatre ans, mon père pour une raison qui restera inconnue, récupéra d’un ami un “micro-ordinateur”, l’Apple IIe, avec un écran à l’affichage vert et noir, et tout un tas de grandes disquettes souples. Outre du traitement de texte, on pouvait insérer des disquettes de jeu, et jouer avec un joystick et deux boutons ! Je ne pourrai pas tous vous les citer, il y’en avait un paquet je pense, mais une poignée d’entre eux m’a tout de même fortement marquée, bizarrement chacun dans un de mes styles de jeu préférés par la suite. Pour l’anecdote, en branchant une télé sur cette machine, les jeux passaient en couleur ! (quelques unes, ne nous emballons pas)

Karateka [1984]

La baston ! A mi-chemin entre le jeu de combat (une barre de vie pour soi et les adversaires successifs, un plan fixe) et le beat’em up (on enchaîne les coups sur de méchants garçons en avançant), on doit sauver une fille #EuropaCorp. Un jeu précurseur, avec des coups de poing, de pied, des esquives, et surtout de très belles animations, pas étonnant quand on sait que le développeur du jeu à réalisé ensuite Prince of Persia. J’arrivais jusqu’au boss, mais pas certain de l’avoir déjà vaincu.

Pole Position [1982]

La course ! Un jeu de Formule 1 somme toute classique de nos jours, mais le défilement ébourrifant pour un bambin comme moi m’a beaucoup amusé, tout comme les bruitages (les flaques d’huiles) et musiques stridentes (l’intro incroyable avec le damier) mais qui me font toujours marrer quand ça me revient en tête par moment (encore 30 ans après).

Zaxxon [1982]

Le shmup ! Avec sa vue en 3D isométrique, on contrôlait un vaisseau déplaçable de haut en bas et droite gauche, évitant obstacles et tirant sur des ennemis, tout en gérant notre barre de fuel. Un jeu impressionnant pour l’époque, venant de Sega ! Je suis pas sûr d’avoir passé le deuxième niveau, mais j’aimais beaucoup déplacer le vaisseau avec le stick analogique.

Lode Runner [1983]

L’action / réflexion ! On dirige un petit bonhomme qui peut creuser le sol pour piéger les ennemis qui le poursuivent dans chaque tableau. Il y a des échelles, on ne peut pas sauter, donc il faut anticiper le chemin qu’on va emprunter, les ennemis étant assez vifs de surcroît. J’y ai beaucoup joué, c’est un concept simple mais prenant.

Mystery House [1982]

L’aventure ! Un jeu d’aventure textuel précurseur, avec des graphismes en fil de fer. En anglais, ne sachant même pas lire de toute façon, on devait entrer textuellement des commandes pour avancer dans les différentes pièces d’une maison et résoudre un truc. Oui c’est flou, j’y ai jamais rejoué et mon père faisait j’imagine tout le travail (sans comprendre l’anglais non plus), mais ça m’a marqué.

Bruce Lee [1984]

La plate-forme ! Un jeu sympa où on doit parcourir des tableaux peuplés d’ennemis qui nous assènent de belles mandales, on peut même grimper sur certains murs. Encore un jeu qui apporte des choses, mêlant castagne, saut et collecte de bidules. Je m’amusais bien dessus, même si je doute avoir été bien loin, haha !

Voilà ! Avant de lire la suite, n’hésitez pas à partager vos expériences vidéoludiques de cette époque en commentaires !